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Élections mai 2019

Bruxelles-Capitale

Quels enjeux ?

CANDIDATS ALTERNATIFS
sur des
LISTES EFFECTIVES

Aziza, Kalvin et Olivier : trois nouveaux candidats issus de la diversité. Une diversité qui apparaît aussi dans leur vision de la société. Trois nouveaux candidats qui affirment très clairement et de façon très assurée leur volonté de faire de la politique différemment. D’une façon qui ne verse ni dans le capitalisme ni dans le clientélisme.

Trois nouveaux candidats qui ont déjà une solide et profonde expérience professionnelle intimement liée à la politique et qui nourrit leurs réflexions sur la chose publique.

De nouvelles têtes d’affiche avec de nouveaux souffles affirment leur volonté d’un changement radical dans la transparence, en dehors de toute opacité.

Avec leur bâton de pèlerin ils entendent ouvrir de nouveaux horizons en politique.

Utopiques car ils évoluent actuellement sur des trajectoires qui ne sont pas encore matérialisées. Utopiques car ils ne marchent pas totalement sur les sentiers battus et usés par les partis classiques et désormais traditionnels reproduisant des comportements qui semblent inadéquats aux yeux d’une frange de la population.

Ils ne cherchent pas à s’imposer par leur programme mai plutôt par l’écoute des préoccupations de la jeunesse.

Aziza Braekevelt est éligible sur la liste Groen à la Région de Bruxelles-Capitale. Active depuis plus de 25 ans dans l’associatif et l’humanitaire, tant en Belgique et qu’à l’international, en tant que Gestionnaire de Programmes en Coopération au Développement en Afrique, en Asie et Amérique Latine, elle s’engage désormais fermement sur les problématiques écologiques et démocratiques.

En matière d’environnement, « nous avons les mêmes préoccupations qu’Écolo », sans surprises. Afin de favoriser un « retour à la nature » dans la Région, elle prône « l’installation, à chaque 500m d’espaces vertes. »

En démocratie, elle vise « la création d’espaces de démocratie directe et participative, dans lesquelles chacun puisse participer activement à la prise de décision relative à son futur ». Or, puisque la démocratie représentative est un non sens, Aziza Braekevelt prône « l’établissement d’une démocratie directe dans laquelle chaque citoyen trouve sa place parce que s’est important dans la démocratie d’aujourd’hui et de demain ». 

« Au sein de Groen, et d’Écolo aussi, la démocratie directe est stimulée à travers une participation citoyenne plus concrète et plus développée dans le travail du quotidien. » Depuis le 15 avril 2019, le Parlement bruxellois permet une démarche citoyenne légale dès lors qu’elle dotée d’un certain nombre de signataires (25.000 pour cette région) : « un collectif peut introduire une demande vis-à-vis d’une question citoyenne, et voir sa participation à cette démocratie directe devenir une réalité. »

Enseignant, écrivain et militant associatif, Kalvin Soiresse, est 3e sur la liste Écolo à la Région.

Résolument et radicalement anti-capitaliste, le fondateur du collectif Mémoire Coloniale, s’insurge contre la marchandisation d’œuvres d’art -notamment le patrimoine culturel exposé au Musée de Tervuren- profanées et détournées de leurs fonctions initialement « cultuelles, culturelles et sociales » ; et contre « l’esclavage de peuples entiers et de la destruction de civilisations par ce système financier. » L’enseignant s’inquiète de la méconnaissance de l’Histoire aussi bien par les Belges que par les « afro-descendants ». Cette ignorance n’est pas sans conséquence sur « la décolonisation de l’espace public ».

En matière d’embauche, même le CV anonyme n’est pas efficace puisque in fine la compétence issue de la diversité se trouve face à face avec l’employeur ou son directeur de ressources humaines « sans témoin ». Pour palier à la discrimination dans l’entreprise, Kalvin Soiresse « demande qu’un représentant syndical soit présent lors des entretiens. »

Plus que de procéder à une simple consultation populaire ou citoyenne, K. Soiresse préconise « une implication citoyenne dans laquelle le citoyen est associé dans le partage du pouvoir. » « J’ai demandé que l’on fasse la promotion de comités de quartier », ajoute le conseiller communal de Ganshoren, afin d’associer et de responsabiliser les citoyens, « pas simplement pour qu’ils soient écoutés, mais pour qu’ils soient de plus en plus impliqués. »

Essayiste et journaliste indépendant belgo-congolais, Olivier Mukuna a travaillé pour une dizaine de médias (journaux, revues, hebdomadaires) belges et français avant de franchir un nouveau cap  dans sa vie en emboîtant le pas au politique chez Be.One

Partant du constat, avec d’autres spécialistes de la com., qu’il n’y plus moyen de faire du journalisme indépendant et objectif à Bruxelles, il décide de se joindre à Be.One

Le journalisme en Belgique est « de en plus frileux » à l’égard des diversités culturelles, « il a fallu 10 à 15 ans pour introduire un terme comme islamophobie dans un média. Le racisme institutionnalisé apparaît seulement maintenant, grâce au travail de longue haleine. »

Suite à la déception, à la désaffiliation politique, à la défiance et au manque de confiance des bruxellois vis-à-vis du politique, « il y a chez Be.One une nouvelle politique qui veut tenir compte du terrain et des lieux de vie des citoyens. » Fort du slogan « Égalité radicale », O. Mukuna « veut faire avancer ce combat prioritaire contre les discriminations à l’emploi et le chômage des jeunes d’origine … de ? », de même qu’il cherche à vouloir aider les citoyens de seconde zone tels que les binationaux.

Mohammed Jamouchi

A ce propos abdeslam