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Mondialisation oblige, le Maroc commence petit à petit à sentir la crise. On a bel et bien crié que le pays du soleil couchant sera épargné, malheureusement, les prémisses d’une crise financière comme une bombe à retardement touche de plus en plus de secteurs économiques.

Crise : le Maroc doit vraiment s'inquiéter

Selon les dernières statistiques de l’Office des changes, les recettes MRE se sont stabilisées à 46,214 milliards de dirhams, fin octobre 2008. Crise oblige, les transferts de fonds effectués par les Marocains établis à l’étranger commencent doucement mais sûrement à diminuer.

Mondialisation oblige, le Maroc commence petit à petit à sentir la crise. On a bel et bien crié que le pays du soleil couchant sera épargné, malheureusement, les prémisses d’une crise financière comme une bombe à retardement touche de plus en plus de secteurs économiques.

En ce qui concerne notre diaspora, la crise qui sévit en Europe va engendrer de plus en plus de chômage qui touchera en premier lieu les membres de notre communauté. Conséquence directe, il y aura moins de transferts vers notre pays d’origine. Par conséquent, le Maroc risque de souffrir de la crise et de la récession à cause du manque de devises dont il a grandement besoin pour payer ne fut-ce que la facture énergétique.

Malheureusement d’autres secteurs sont déjà touchés. A cause de la crise et des intempéries l’industrie a déjà revu à la baisse les prévisions de production et de ventes. Par exemple, la société Renault-Nissan, fraîchement installée à proximité de Tanger prévoit une diminution de la production de 20 % à 40 %.

A cause de la crise et du risque de guerre après l’agression sioniste contre la bande de Gaza, l’industrie hôtelière aura des difficultés à attirer la clientèle européenne touchée elle aussi par la récession.

Enfin, l’immobilier qui s’est développé sauvagement d’une manière galopante ces dernières années a vu la vente diminuer continuellement depuis le début de la crise financière en Europe. Et, si nous ajoutons l’exportation des agrumes qui stagne, le Maroc doit vraiment s’inquiéter.

Seule consolation pour l’instant, le prix du barril de pétrole a diminué sensiblement par rapport aux prix exhorbitants pratiqués il y a quelques semaines.

Auteur : Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 4 janvier 2009

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