Dépêches

BAIN DE FORÊT

Un shoot de phytoncides

Par Save Michèle

Les phytoncides, c’est quoi ?
Plantes, écorces, mousses et feuilles mortes, présentes en grandes quantités dans les forêts, diffusent en permanence des substances volatiles pour se défendre contre les attaques de micro-organismes pathogènes, des composés volatils appelés phytoncides, notamment l’alpha-pinène et le bêta-pinène, solubles dans l’air (mais pas dans l’eau). Ainsi, l’air dans la forêt est-il exceptionnellement riche en huiles essentielles naturelles, diffuses dans l’atmosphère, substances très bénéfiques pour notre santé qui renforcent notre immunité naturelle. Cette action bénéfique est attestée par de nombreuses études.
(en fin de texte, une fiche sur les phytoncides plus détaillée destinée aux professionnels de l’Environnement et de la Santé et à ceux qui « veulent aller plus loin dans la connaissance »).
Comment en profiter ?
Pour profiter au maximum de ces bienfaits, il est recommandé de respirer à pleins poumons lors de promenades dans la forêt. Non seulement nous aspirons ces composés volatils naturels bienfaisants, mais nous apportons à notre organisme l’oxygène et l’énergie dont nous le privons trop souvent en ville, en respirant mal ( en annexe 2, comment respirer profondément pour absorber le plus possible d’oxygène) et en respirant un air pollué (en annexe 1 « qu’est-ce que l’air pollué ? »).

  1. Trois questions se posent alors :
    1. Toutes les forêts « se valent-elles ? »
    2. Pourquoi avons-nous tant besoin d’oxygène ?
    3. La forêt produit-elle en quantité suffisante l’oxygène dont nous avons besoin ?

1. Toutes les forêts se valent-elles ?
Il faut choisir « sa » forêt en fonction des bienfaits recherchés, qui diffèrent d’une forêt à l’autre. Pour se relaxer et chercher le calme (en cas d’hyperactivité, stress, fatigue mentale, burn out, agressivité, …), une forêt de feuillus est la mieux indiquée. Ses arbres ont des formes variées et douces, le soleil est filtré à travers les feuillages et offre un ombrage confortable, apaisant et reposant. Par contre, les forêts de conifères, aux formes élancées et relativement « standardisées » offrent un environnement plus sombre et plus vivifiant, plus « énergétique », conseillé aux personnes en état dépressif ou d’épuisement. Dans tous les cas, l’air respiré en forêt, surtout en plein jour, est un air purifié détoxiquant ; les effluves d’huiles essentielles de toutes les plantes – arbres et multiples autres végétaux présents dans toutes les forêts du monde – offrent d’innombrables bienfaits pour la santé mentale et physique.
Une bactérie, présente dans pratiquement tous les sols forestiers, participe aussi au renforcement des défenses immunitaires, en particulier en cas de maladies inflammatoires, selon les recherches menées jusqu’à présent : Mycobacterium vaccae. Son apport serait non négligeable dans la prévention et le traitement de très nombreuses maladies, comme la tuberculose, l’asthme, la lèpre, …
(plus de détails dans la fiche destinée aux professionnels et aussi dans le travail de recueil « Les bienfaits des plantes sur la santé » auquel cette fiche sera ajoutée).
Une cure de jouvence et de santé gratuite, offerte par la Nature.

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2. Pourquoi avons-nous tant besoin d’oxygène ?
L’oxygène n’est pas considéré comme « énergie » en tant que tel ; il est cependant co-auteur de toutes les énergies produites dans notre organisme comme dans la Nature car toute combustion exige de l’oxygène. Dans notre organisme, l’oxygène O2 est inspiré à partir de l’environnement extérieur et les déchets carbonés issus de la combustion, CO2 sont expirés dans l’environnement. Ni l’homme ni les animaux ne produisent d’oxygène, ils sont entièrement dépendants de l’oxygène ingéré. On estime en moyenne à quelques minutes, la survenue du décès par manque d’oxygène (impossibilité de respirer ou défaillance respiratoire).
Notre organisme consomme beaucoup d’énergie : toutes les réactions chimiques indispensables au fonctionnement des organismes vivants exigent de l’énergie et donc, de l’oxygène ; les plus gros consommateurs sont le cerveau et le système immunitaire. En situation normale, énergie et oxygène sont répartis équitablement entre tous nos organes ; cependant, en situation « d’urgence » (danger, agression, stress ou survenance d’un événement brutal, …), l’oxygène ingéré est en priorité attribué aux deux organes spécifiques majeurs, le cerveau (réfléchir vite et agir en conséquence, avec efficacité) et le système immunitaire, bouclier naturel (se défendre ; la gestion des agressions par le système immunitaire est associée à une hausse de la consommation d’énergie par l’organisme).

3. La forêt produit-elle en quantité suffisante l’oxygène dont nous avons besoin ?
Comme tous les organismes vivants, les plantes consomment elles aussi de l’oxygène : la respiration cellulaire consomme une partie du glucose produit et de l’oxygène. Les plantes vertes (feuilles et tiges) contiennent de la chlorophylle réagissant à la lumière durant la journée pour synthétiser les nutriments nécessaires à la croissance et à la survie, c’est la photosynthèse. Durant ce processus, la plante consomme du dioxyde de carbone CO2 (qu’elle absorbe dans l’atmosphère) et de l’eau H2O (qu’elle absorbe dans le sol par ses racines) pour produire le glucose nécessaire (carburant de la croissance de la plante) et du dioxygène O2.
Durant la phase de photosynthèse, les plantes à chlorophylle absorbent le CO2 de l’atmosphère, en dissocient les atomes pour rejeter dans l’air de l’oxygène O2; la nuit, elles rejettent du CO2 par le processus de respiration cellulaire. Contrairement aux idées reçues, une forêt adulte ne produit pas de surplus d’oxygène, sa production O2 et CO2 est parfaitement équilibrée. Une forêt jeune, en formation, produit beaucoup de biomasse (transformée en cellulose et lignite) et elle produit plus d’oxygène qu’elle n’en consomme. Les arbres vieillissants produisent moins de biomasse mais consomment aussi moins d’oxygène ; cependant, l’oxygène ainsi « mis en réserve » est réutilisé pour la décomposition des organismes morts et se transforme en humus au sol (le sol forestier contient aussi des éléments très bénéfiques pour notre santé et pour les plantes que nous cultivons). Dans une forêt vierge naturelle, le volume de matière en croissance est pratiquement égal au volume en décomposition et par conséquent, la quantité d’oxygène produite est égale à la quantité consommée pour la respiration cellulaire et la décomposition (métabolisation d’autant plus rapide qu’elle dispose d’oxygène, entre autres ; il existe de nombreux autres facteurs). En fait, environ 99 % de la biomasse produite est ainsi recyclée dans le circuit du Vivant et non conservée ; 1 % de la biomasse produite échappe au recyclage.
A noter que des « feux de forêt » se déclenchent naturellement, leur bilan CO2 – O2 serait là encore, nul.
Si les organismes morts et la biomasse qui ont échappé au recyclage, drainés par les mouvements de l’eau ou de l’air se retrouvent dans un milieu anaérobie (avec très peu d’oxygène), ils se conservent plus facilement et se fossilisent, emprisonnant le CO2 et libérant l’oxygène non utilisée dans l’atmosphère (dit très sommairement : au cours d’un très long processus, les matières organiques fossilisées produisent les énergies fossiles, qu’il faut aller chercher de plus en plus profondément ; la mise à jour des poches de matière fossilisée – dont on extrait le pétrole et le gaz – permet aussi de libérer le CO2 emprisonné, qui vient s’ajouter au CO2 déjà trop présent dans notre atmosphère.

Tout ce qui est produit est donc presqu’exactement consommé (une leçon de la Nature, pas de surconsommation, juste ce qu’il faut). Mais alors d’où provient l’oxygène que nous respirons aujourd’hui ? Si on fait le compte, une forêt en équilibre ne peut produire un surplus d’oxygène que si elle devient de plus en plus étendue ; l’oxygène présent dans l’air et provenant des forêts trouve son origine dans la biomasse produite et non encore métabolisée. Ainsi, le dioxygène O2 de l’atmosphère ne devrait être la contrepartie que de la biomasse produite et non encore métabolisée. La biomasse totale représentant environ 3000 Gt (gigatonne = 1 million de tonnes) de Carbone, l’atmosphère ne devrait théoriquement contenir que 32/12 (rapport de production O2 – CO2) de 3.000 Gt, soit 8.000 Gt d’O2, soit encore 1/125 du million de Gt d’O2, présent réellement dans l’atmosphère aujourd’hui (en quantité variable, 21 % aujourd’hui, contre moins d’1 % dans les temps les plus reculés – la composition chimique de l’atmosphère varie au cours des siècles). Quelle est donc l’origine des 124/125 Gt d’O2 ne provenant pas de la forêt et autres écosystèmes ? Les scientifiques savent maintenant que l’oxygène qui s’accumule dans l’atmosphère provient surtout des océans, des phytoplanctons (formés de minuscules algues) et des végétaux présents dans les mers et les océans. Ceux-ci constituent une biomasse bien plus importante que celle des forêts, ils sont les premiers producteurs d’O2 et recycleurs de CO2. D’après des études récentes, le phytoplancton, à lui seul, fournit la majorité du dioxygène atmosphérique à travers le cycle marin de l’oxygène. Au rôle du phytoplancton s’ajoute la solubilisation du CO2 dans l’eau océanique et la capture de ce CO2 dissous dans les sédiments calcaires qui s’accumulent depuis des millions d’années au fond des mers. L’océan absorbe ainsi 30 % du CO2 de la planète et produit entre 50 % et 75 % de l’oxygène que nous respirons, selon les sources et les zones géographiques.
La sédimentation des matières organiques étant permanente, la quantité d’O2 présente dans l’atmosphère devrait augmenter or elle serait stable depuis près de cent millions d’années, selon les spécialistes. Là encore, un équilibre naturel s’établit grâce à une consommation équivalente d’oxygène par deux sites géologiques :

  • a) Les chaînes de montagnes où l’érosion met à jour des roches sédimentaires riches en matière organique, ou des roches contenant du Fe2+ et/ou de la matière organique. Fe2+ et matière organique s’oxydent (donc consomment de l’oxygène)
  • b) et par ailleurs, les « dorsales de la mer », où l’eau de mer contient des silicates et d’autres oxydants, s’infiltrant dans la lithosphère océanique et en ressortant dépourvus d’oxygène.

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Alors pourquoi parle-t-on de l’Amazonie poumon de la Terre ?
Les phénomènes climatiques sont extrêmement complexes et interdépendants. La production d’oxygène et du dioxyde de carbone, la destruction de la couche d’ozone, le réchauffement climatique et la fonte des glaces, la perte de biodiversité, l’avenir du Gulf Stream …. sont des problèmes en questionnement. Les découvertes les plus importantes sont relativement récentes, parfois contradictoires ou contestées ; les experts ne sont pas tous d’accord. Les perturbations observées depuis le siècle dernier au moins ont suscité un intérêt particulier des scientifiques qui s’efforcent de comprendre les phénomènes pour les anticiper et proposer des solutions. Leurs recommandations se heurtent à la résistance des pouvoirs financiers qui privilégient le profit à tout prix, quelles qu’en soient les conséquences pour la planète et ses occupants. Les discours des politiques manipulent les réalités selon leurs propres objectifs, bien souvent en dehors de toute réalité scientifique.
Nous ne sommes que des apprentis-horlogers … L’horloger de génie qui a construit un système intégré fonctionnant parfaitement ne nous livre ses secrets que peu à peu …et à condition qu’on ne lui préfère pas le profit immédiat qui ne peut qu’être source d’erreurs et de malheurs. La course au profit au détriment de tout le reste est Contre-Nature.
Complément d’information : Pleins feux sur la forêt amazonienne
La grande majorité des gens (comme moi-même jusqu’à une époque récente) croient qu’elle est la plus grande réserve forestière en ce monde (la plus grande forêt tropicale, oui), elle est en effet très médiatisée ; les écologistes affirment que de sa survie dépend la survie humaine et la survie de nombreuses espèces animales parce qu’elle serait « le poumon de la planète ». Si la forêt amazonienne, par son étendue, nous apporte de l’oxygène, ses arbres néanmoins sont comme tous les autres arbres dans le monde, ils consomment la quasi-totalité de l’oxygène qu’ils produisent. Cependant, la forêt amazonienne produit indirectement de l’oxygène supplémentaire : sa matière organique charriée par le fleuve Amazone vers la mer se sédimente dans son delta où elle est préservée de l’oxydation et il y a alors libération nette d’oxygène, insignifiante finalement au regard de la production mondiale. Les champs de soja à l’intérieur de la forêt amazonienne ou à sa périphérie consomment l’oxygène qu’ils produisent, le bilan est nul, pour l’oxygène du moins car les produits chimiques utilisés pour cette culture intensive perturbent gravement les cycles naturels, tuent la matière organique et détruisent les sols et la nappe phréatique*.

LA FORET AMAZONIENNE EST EFFECTIVEMENT EN GRAND DANGER ET CELA MET REELLEMENT EN PERIL TOUTE LA PLANETE ET L’HUMANITE :

  • par la déforestation accélérée qu’elle subit (sans reboisement adéquat) ; or la forêt amazonienne, par son étendue, absorbe des quantités impressionnantes de CO2 et aide ainsi à réduire sa concentration dans l’atmosphère et à éviter un réchauffement climatique encore plus important (il le serait 3 x plus selon certains experts)
  • par l’énorme perte de biodiversité et la perte d’équilibre naturel que cela représente. Les équilibres naturels sont parfaitement construits mais ils sont complexes et fragiles ; leur perturbation par les activités humaines entraîne des catastrophes en cascade … Aucun expert n’est capable de présager avec certitude ce qui peut arriver.
    * En dépit de milliers d’alertes de scientifiques et d’associations citoyennes, en dépit de nombreuses initiatives en faveur du retour à une agriculture respectueuse de l’environnement (associant agriculture et élevage comme dans les fermes familiales), en dépit des centaines de milliers d’accidents mortels ou handicapants provoqués par les produits chimiques de l’agriculture moderne, en dépit des élevages industriels pointés du doigt pour leurs émissions très importantes de CO2, malgré les conséquences terribles de l’alimentation industrielle sur la santé des humains et des animaux, RIEN DE TRES CONCRET N’EST ENTREPRIS DANS LES DELAIS QU’IL FAUDRAIT ADOPTER et les conséquences s’aggravent et s’enchainent. Le prétexte pour maintenir le statu quo est un mensonge : en réalité, l’agriculture familiale produit 90 % de l’alimentation mondiale en absorbant seulement 10 % des ressources énergétiques exploitées par l’agriculture, tandis que l’agrobusiness exploite 90 % de ces ressources énergétiques, en ne représentant qu’10 % du volume de l’alimentation mondiale.

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On ne peut donc prétendre que l’agriculture intensive et les monocultures industrielles (tueuses de forêts, de sols, de biodiversité et de santé) sont incontournables pour nourrir une humanité dont la démographie explose ; là encore, des équilibres naturels s’installent et la « courbe de Gauss » de la démographie est parfaite sans l’intervention humaine. Il est vrai que l’équilibre naturel se rétablit parfois dans la douleur. Respecter la Nature ne signifie donc pas qu’on doive abandonner l’étude des phénomènes naturels pour mieux les comprendre et tenter de les anticiper, cela ne signifie pas qu’il faut abandonner l’observation et tenter la régulation de phénomènes majeurs qui influent directement sur la survie de la planète et de ses occupants mais il faut rester prudents, vigilants et … modestes : nos connaissances restent encore si limitées par rapport à l’infinie complexité de notre monde !

Les plus grandes forêts du monde
Rappel : Pour la FAO, une forêt est un territoire de 5000 m² minimum, couvert sur au moins 10 % de sa superficie, d’arbres pouvant atteindre au moins 5 m de hauteur à l’âge adulte. En répertoriant les surfaces boisées sur cette base, celles-ci occuperaient environ 30 % des terres émergées de la planète. Rien de vaut l’image : ne sont-elles pas toutes tellement belles ces grandes forêts ?

  1. La plus grande forêt du monde actuel, la TAIGA, forêt polaire méconnue, 15 millions de km², dont on parle peu. Elle s’étale autour du pôle Nord (Russie, Norvège, Suède, Finlande – à gauche, une photo prise en Russie). Elle abrite de nombreuses espèces animales comme le loup, l’ours brun, le grizzli, le renne, le caribou, l’élan, les renards, les castors, …
  2. La forêt amazonienne, forêt tropicale victime de déforestation massive (pas moins de 8000 km² en une année, en 2015/2016) ; il en resterait environ 6 millions de km2 (400 milliards d’arbres !), dont les 2/3 se trouvent en territoire brésilien (mais elle est présente aussi dans 8 hauts pays proches).
  3. La forêt du bassin du Congo
    La forêt tropicale du bassin du Congo (2ème massif forestier tropical après l’Amazonie), 2 millions de km2,, souffre aussi de déforestation et pourtant, elle abrite des espèces emblématiques comme l’éléphant de forêt (éléphant d’Afrique), le gorille, le bonobo, l’hippopotame, …
    Ce sont aussi les plus grands animaux du monde.
  4. Le plus grand ensemble forestier des zones humides tempérées est celui qui borde les côtes canadiennes (Colombie britannique qui doit son nom au fleuve Columbia et à l’ex-colon anglais), 140.000 km2. Des espèces endémiques y sont encore nombreuses, sous protection (à droite).
  5. La forêt ivoirienne fait partie de la grande forêt de Guinée* qui s’étale sur plusieurs pays, Guinée, Sierra Leone, Libéria, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin (petite partie), Nigeria, Cameroun, São Tomé et Príncipe et les îles au large de la Guinée Équatoriale.. A l’origine, cette forêt occupait une superficie de 16 millions d’ha sur le territoire ivoirien (160 000 km²), dont il ne reste aujourd’hui qu’à peine ¼. (en cause, l’urbanisation mais surtout les défrichements agricoles). Nombreuses espèces disparues ou en voie de disparition à cause de la déforestation.
    * Selon le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques, chiffres de 2015, la grande forêt guinéenne couvre une superficie de 621 705 km2 . Cette grande forêt constitue l’un des huit points névralgiques de biodiversité en Afrique et Madagascar, avec des niveaux élevés de richesse d’espèces et d’endémisme. En termes de plantes, on estime qu’environ 9000 espèces de plantes vasculaires se trouvent dans le hotspot, y compris 1800 espèces endémiques (Mittermeier et al. 1998, 2004). Le hotspot prend également en charge une exceptionnelle diversité d’autres espèces terrestres : 416 espèces de mammifères (représentant près d’un quart des mammifères originaires d’Afrique continentale), 917 espèces d’oiseaux, 107 espèces de reptiles et 269 espèces d’amphibiens au sein du hotspot (Mittermeier et al. 2004; mis à jour par l’analyse des données de la liste rouge). Parmi ces espèces, 65 mammifères, 48 oiseaux, 20 reptiles et 118 amphibiens sont considérés comme endémiques au hotspot. Le hotspot fait partie des principales priorités mondiales en matière de conservation des primates, avec cinq espèces en danger critique d’extinction et 21 espèces menacées d’extinction (Oates et al. 2011, UICN 2015a).
  6. La forêt du Daintree en Australie, forêt primaire tropicale, ne s’étend que sur quelque 9.000 km2 mais elle est l’une des plus anciennes au monde, proche de 130 millions d’années, plus ancienne que la forêt amazonienne mais plus jeune que la forêt de Bornéo.
  7. Forêt subéquatoriale des Iles Seychelles (Pacifique), environ 407 km2
    Nombreuses espèces endémiques (comme le cocotier de mer sur les littoraux) mais aussi des espèces exotiques importées et acclimatées. Riche en mangroves.
  8. La forêt tropicale humide de Bornéo, entre les océans Indien et Pacifique, la plus ancienne forêt tropicale du monde, 140 millions d’années. L’Ile de Bornéo (Indonésie) est la 4ème plus grande île du monde.

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Cela mérite d’être connu
La plus grande portion de la Taiga, la forêt de Primorye, se trouve en Russie (Sibérie), 130 000 km². Elle abrite de nombreuses espèces en voie de disparition comme le Tigre de Sibérie. C’est la seule forêt au monde où les tigres, les ours et les léopards cohabitent.
L’une des plus anciennes forêts tropicales du monde, le Myanmar en Birmanie, environ 230 000 km² selon les estimations connues, est riche en biodiversité ; elle abrite entre autres l’éléphant d’Asie, le gibbon (ci-contre) et le tigre du Bengale
La forêt tropicale de Valvidian, l’une des plus jeunes forêts du monde, s’étale entre le Chili et l’Argentine. Ses particularités : il y a seulement 17 000 années, son territoire actuel n’était qu’une vaste étendue de glace permanente ; par ailleurs, elle abrite les plus petits animaux de leur espèce, comme le cerf Pudu et le chat sauvage Kodkod (ci-contre). Menacée par une déforestation sans protection.
Les forêts et les plantes en général, les océans et tous les cours d’eau, les deltas, les mangroves … sont indispensables à la Vie sur notre planète Terre – ils nous apportent tout ce dont nous avons besoin pour être vivants, en bonne santé et heureux de vivre .. ET POURTANT NOUS LES MALTRAITONS AU POINT DE METTRE EN PERIL LEUR EXISTENCE ….. et la nôtre !!

NOTRE MALTRAITANCE AU NIVEAU DES OCEANS
Sur la base de connaissances personnelles accumulées, quelques éléments tirés de Archimer
Les océans ne sont pas acides naturellement mais légèrement alcalins en général ; on constate qu’ils s’acidifient à cause des activités humaines : le PH moyen des océans s’est réduit de 30 % depuis le début de l’ère industrielle – dont la moitié au cours des trois dernières décennies- alors qu’il était stable depuis 20 millions d’années. Et cela s’aggrave …
* Les études spécifiques sont récentes, d’environ une décennie et demi à peine ; selon Archimer, les études relatives aux conséquences du réchauffement climatique sur l’environnement et en particulier les océans, se compliquent du fait que ces recherches exigent un travail multidisciplinaire ardu : chimie et biogéochimie, écologie, paléontologie, sciences sociales, modélisation, innovations technologiques, … Ce qui ressort des recherches – et qui se trouve sommairement expliqué ci-après – c’est que le réchauffement climatique n’est pas directement responsable de l’acidification des océans (de la montée des eaux, oui, par la fonte des glaces). Plus d’hypothèses que de certitudes actuellement mais UNE CERTITUDE AU MOINS : nos océans sont en grand danger ainsi que leur flore et leur faune et par ricochet, la vie terrestre aussi.
Quel est le mécanisme d’acidification des océans ? Quelles en sont les conséquences ?
Le dioxyde de carbone CO2 que nos activités « modernes » rejettent dans l’atmosphère en très (trop) grandes quantités, est absorbé par les forêts et plantes chlorophylliennes mais encore plus par les océans (on estime à 12 milliards de tonnes par an les quantités de CO2absorbées par les océans depuis que des experts s’en préoccupent). La vitesse et l’importance du transfert du dioxyde de carbone vers l’océan dépendent de nombreux facteurs : localisation géographique, puissance du vent, pression atmosphérique, température, … La vitesse et l’importance du phénomène absorption/dissolution dans les océans sont aussi très variables en fonction de la température, de la salinité de la mer ou de l’océan concerné(e), de la différence de pression air/eau, … Il est relevé que les basses températures intensifient le phénomène ; ainsi les eaux à hautes altitudes, les eaux froides sont-elles particulièrement touchées, ainsi que les eaux de surface. Plus la température est faible, plus la combinaison du C02 avec l’eau est forte, donc l’émission de protons H+ s’intensifie et l’acidification est son corollaire.

Citoyenneté

Le mécanisme d’acidification est très simple : CO2 + H2O → H2CO3 soit en résultat, un composé acide qui abaisse le pH* des océans proportionnellement à sa présence dans les eaux marines ; cet acide carbonique libère à son tour des protons H+ qui se recombinent avec les carbonates libres pour produire des bicarbonates et cela entraîne un déficit de carbonates libres, constituants indispensables des coquilles et squelettes des animaux marins à coquillage. Des coquilles plus fines et moins solides rendent ces animaux beaucoup plus fragiles (la coquille est leur protection majeure contre les prédateurs). En outre, l’acide est corrosif et détruit les coquilles et les squelettes.
Si les experts savent précisément comment se forment les coquillages (une construction biochimique complexe et continue, qui s’effectue par étapes, correspondant aux lignes visibles), ils sont encore loin d’appréhender tous les dégâts potentiels de l’acidification des océans sur la faune et la flore et par ricochet, sur la Vie terrestre. Ces dégâts s’ajoutent au problème de la surpêche qui dépeuple les eaux marines et perturbe durablement les équilibres naturels.
* C’est quoi le pH ? C’est le potentiel de l’activité chimique des particules d’hydrogène dans une solution donnée ; inconnu jusqu’alors, ce concept date d’à peine plus d’un siècle et il s’est avéré crucial. Le pH dans notre organisme est un problème complexe pouvant entraîner des dysfonctionnements et des déséquilibres très graves (le pH du sang humain est à la normale évalué entre 7,2 et 7,4 tandis que le pH de nos organes est variable selon la fonction qu’ils assument). Le pH de l’eau que nous consommons est un problème majeur de santé : trop acide, l’eau est corrosive et nous fait ingérer les particules métalliques des canalisations, qu’elle corrompt ; trop alcaline, l’eau agresse nos tissus cellulaires. Le pH des sols est aussi très important pour la qualité de notre alimentation, il influe directement sur l’absorption des nutriments et oligo-éléments des plantes. Pour mesurer le PH, on effectue un calcul logarithmique, en comparaison avec l’eau pure chauffée à 25° C, dont le pH a reçu la valeur 7, un pH neutre (soit une proportion égale d’ions hydronium H3O+ et hydroxyde HO-), à mi-chemin entre un milieu très acide (pH 0) et un milieu très basique/alcalin (pH 14),

La collaboration entre la paléontologie et la biogéochimie permet d’évaluer l’évolution du pH des océans au cours des siècles et des millénaires ; selon les experts du GIEC, le pH des océans, en baisse constante depuis le début de l’ère industrielle, se serait réduit encore plus rapidement au cours des trente dernières années et il pourrait atteindre 7,8 au moins à la fin du siècle, si rien n’est fait pour stopper le phénomène (passant ainsi de la phase alcaline à la phase neutre puis légèrement acide en cette période, pour atteindre un seuil critique dont les conséquences ne sont guère prévisibles) ; il s’agirait du pH des océans le plus bas depuis des centaines de millions d’années. Dans les conditions attendues pour 2100, la fabrication de calcaire par les organismes marins (construction des coquilles et des squelettes) aurait diminué de 20 à 50 %, ce qui rendrait leur survie aléatoire ou même utopique.
La pollution de l’air, les émissions trop abondantes de CO2 dans l’atmosphère, l’acidification inquiétante des océans, la montée des eaux consécutive à la fonte des glaces, la perte constante de la biodiversité dans les eaux, dans les airs et sur terre … sont des problèmes vitaux qu’il faudrait traiter d’urgence, avec sérieux et efficacité. Les « efforts » sont très insuffisants en dépit des promesses et d’annonces spectaculaires au cours de grandes réunions très coûteuses et très médiatisées.
Nous avons à faire face à d’autres problèmes convergents qui alourdissent des bilans déjà très alarmants, comme la disparition progressive des mangroves et d’autres écosystèmes.
La destruction des mangroves
Elles sont des espaces privilégiés d’une incroyable biodiversité, les écosystèmes les plus productifs ; elles fournissent les nutriments indispensables aux plantes et récifs de coraux, abritent les frayères de nombreux animaux marins et d’oiseaux, auxquels elles offrent la nourriture et la sécurité. Elles offrent aussi aux populations locales, revenus, alimentation abondante et abri : les mangroves forment un rempart contre les vagues violentes, les tempêtes et les tsunamis. Leurs racines-échasses (adaptées au milieu aquatique) et leurs pneumatophores (organes respiratoires des racines) luttent efficacement contre l’érosion. Avec les marais salants, elles sont surtout d’importants pièges à CO2. Leur disparition aurait des conséquences dramatiques pour l’environnement naturel, pour la biodiversité et pour l’économie (la contribution des mangroves à la conservation de l’environnement et de la biodiversité ainsi qu’à l’économie locale s’exprime en milliards de dollars). Un cinquième des mangroves ont disparu entre 1980 et 2005 !! Comme les autres écosystèmes, dont les récifs coraliens, les mangroves sont menacées par l’urbanisation des côtes littorales, les défrichements pour le bois de construction et le bois domestique, la surexploitation des ressources halieutiques, l’aquaculture, … Comme partout sur la planète, la pression des activités humaines détruit les équilibres naturels et met la survie de toutes les espèces en grand danger. Les spécialistes estiment à près de 20 % la disparition proche des espèces de palétuviers, les arbres typiques des mangroves, bien adaptés à ce milieu ; si rien n’est fait pour arrêter le déclin des mangroves, plus de la moitié de ces écosystèmes exceptionnels disparaîtraient complètement au cours des prochaines décennies et pour certains experts, avant 2040. Une catastrophe de plus qui nous menace tous.

DES URGENCES NEGLIGEES
En dépit des alertes des scientifiques et de l’imminence de graves dangers, en dépit de la survenue de catastrophes « naturelles » récurrentes qui font la Une de l’actualité, malgré l’agitation et la mobilisation des associations citoyennes qui exigent des mesures immédiates proportionnelles aux risques évalués, les mêmes erreurs meurtrières se perpétuent. Le bon sens et la volonté de survie sont battus en brèche par la course au profit et l’adoration du Dieu-argent.

Les plus riches ne sont guère inquiets : ils ont déjà programmé leur exode vers d’autres planètes. L’aventure sur Mars n’est plus une utopie mais une réalité. Les puissants de ce monde effectuent d’ores et déjà un « tri » parmi les humains moins nantis qui devront les accompagner pour les servir et ils ont planifié la disparition des trois-quarts de l’humanité, ceux des humains que l’on juge « inutiles ». Les inutiles ne sont pas forcément ceux que l’on croit et il est à espérer que l’intelligence, l’empathie et la soif de survivre des humains, ainsi que l’extraordinaire résilience de la Vie pourront vaincre ce qui peut apparaître comme une fatalité. Rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais perdu, il faut juste y croire et se mettre au travail.

En attendant, profitons au maximum des bienfaits de la Nature, des forêts, des écosystèmes bienfaisants, des océans, …. Soyons en bonne santé, pleins d’énergie et RESPIRONS !!

TEMOIGNAGES DE MEDECINS (source Novethic)
«Tous les jours, dans mon cabinet, je vois déjà les impacts du dérèglement climatique. Il ne s’agit plus seulement de sauver la planète mais de sauver nos enfants» s’indigne le Dr Christine Magendie, pédiatre installée en Alsace et membre de l’Association française de pédiatrie ambulatoire.

Elle fait partie des 45 millions de professionnels de santé à travers le monde, regroupés au sein de la Global Health Alliance, à avoir signé une lettre ouverte le 11 octobre 2021 pour appeler les dirigeants mondiaux à «mettre la santé au cœur de la lutte contre le changement climatique» lors de la COP26. Et pour alerter l’opinion publique, elle s’apprête même à enfourcher son vélo avec des dizaines de confrères anglais pour un périple entre Londres à Glasgow. «En tant que pédiatre, j’ai un rôle à jouer», affirme-t-elle.

«Nous ne sommes pas incités à parler à nos patients de ces sujets» témoigne le Dr Mélanie Popoff, médecin à Bordeaux, et co-fondatrice de l’Alliance santé planétaire, lancée en janvier dernier. «Toutes les grandes maladies de notre époque, les maladies chroniques comme le diabète, certains cancers et maladies mentales, l’asthme, viennent en partie de notre environnement. La façon dont on produit nos aliments, dont on se déplace, dont nous occupons les sols entraînent des pollutions et ont un impact négatif sur notre santé… et celle de l’environnement», explique-t-elle.

«Prenons l’exemple d’un régime alimentaire moins carné, les co-bénéfices santé-environnement sont nombreux : baisse des maladies cardiaux-vasculaires et de l’antibiorésistance, lutte contre la déforestation, réduction des émissions de gaz à effet de serre… une spirale vertueuse s’enclenche. De même, avec le développement de mobilités douces : baisse de la pollution de l’air et des émissions, diminution des maladies chroniques et des maladies mentales…», complète Alexandre Robert, infirmier et co-fondateur lui aussi de l’Alliance santé planétaire.

OMS : «La crise du climat est l’une des plus graves urgences sanitaires à laquelle nous ayons à faire face». Mais pour l’instant, dans les plus hautes sphères du pouvoir, c’est le silence radio. «A titre d’illustration, le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2022 ne mentionne ni le développement durable, ni l’adaptation des établissements sanitaires ou médico-sociaux au changement climatique. La crise Covid ne semble pas avoir permis la prise de conscience des enjeux actuels, pourtant indispensables et urgente», pointe le collectif d’Action face à l’Urgence en Santé et Environnement (CAUSE) créé en amont de la COP26 pour faire pression sur le gouvernement.

Forêt

«Les mêmes décisions intenables qui tuent notre planète tuent des gens», résume le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le patron de l’Organisation mondiale de la santé, qui a publié un rapport en même temps que la lettre ouverte. «Il est très clair que la crise du climat est l’une des plus graves urgences sanitaires à laquelle nous ayons à faire face», a souligné le Dr Maria Neira, responsable du changement climatique au sein de l’OMS. «Il s’agit de notre santé, pas seulement de l’environnement, mais de ma santé, la santé de mes enfants, la santé de ma famille, pas dans quelques années mais tout de suite», a-t-elle insisté. L’argument de la santé en faveur de l’action climatique n’a jamais été aussi clair ; qu’attendons-nous pour agir ?»

Tandis que les militants avertis alertent sur le lien étroit Environnement-Santé et sur l’urgence d’agir, la grande majorité des populations, obsédée par la peur de mourir du Covid 19 suscitée et entretenue par un matraquage médiatique forcené, n’a plus d’autre souci en tête que Covid-Vaccination, escamotant les véritables urgences. Les populations du Tiers-Monde, globalement moins touchées que les populations des pays « développés », sont quant à elles obsédées par la misère et les pénuries en tous genres et elles sont indirectement victimes des conséquences économiques désastreuses de la « pandémie ».
Voir ci-après

  • Annexe 1 : Un air pollué, c’est quoi ?
    Annexe 2 : Comment faut-il bien respirer ?
    Fiche détaillée sur les phytoncides
    Annexe 1 : Un air pollué, c’est quoi ?

Dans les grandes villes européennes, on nous alerte périodiquement, dans les transports publics et dans les médias, de « pics de pollution » mais les gens savent-ils en général ce que l’on appelle « un air pollué » ? Pendant les pics, on ne ressent pas vraiment la différence … on s’est habitués à respirer de l’air malsain.

L’air circule, il se charge naturellement de pollens (reproduction végétale), de poussières (érosion invisible et permanente de toutes les matières minérales et organiques, sous l’action de l’air, du vent ou d’autres facteurs comme la régénération cellulaire continue qui élimine les cellules mortes …), de bactéries, microbes et virus, transportés par l’air et le vent, transmis par la respiration et l’expectoration des organismes vivants; leur concentration est relativement faible et n’est pas potentiellement dangereuse (une circulation intense de microbes, bactéries et virus pathogènes, favorisée par des conditions particulières, peut créer des problèmes graves mais rarissimes – certaines personnes sont allergiques aux pollens). A l’ère industrielle, des quantités importantes de nouveaux polluants sont apparues, empoisonnant l’air que nous respirons ; il s’agit de particules émanant directement des sources de pollution (pollution primaire : transport, rejets des cheminées industrielles, des cheminées domestiques, des produits chimiques utilisés en agriculture, …) ou de composés chimiques issus de combinaisons qui se produisent dans l’atmosphère (pollution secondaire). Les particules en suspension dans l’air (PM10 et PM2.5) constituent une catégorie générique qui comprend des particules primaires et des particules secondaires.

Voici une classification sommaire de Santé Publique France
Polluant Sources
Composés organiques volatiles (benzène…) COV Présents dans l’air intérieur ou en milieu urbain en raison de la combustion du bois, des gaz d’échappement automobiles, de l’utilisation de solvants…

  • Dioxyde d’azote NO2 Transport routier, centrales thermiques, installations de chauffage, usines d’incinération, cuisinières à gaz…
  • Dioxyde de soufre SO2 Centrales thermiques, installations de chauffage, grosses installations industrielles, les opérations de raffinage et de fusion
  • Métaux lourds (cadmium, mercure…) – Incinération des déchets, métallurgie de l’acier, combustion de produits fossiles
  • Monoxyde de carbone CO Activités industrielles, combustion des carburants, métallurgie
  • Ozone O3 Formation majoritairement en milieu urbain, au contact de certains polluants et sous l’action de la chaleur et des rayons UV ou de rayon laser, d’une haute tension électrique, ou de décharges électrostatiques
  • Particules fines (<2,5 µm) PM2,5 Combustion industrielle, installations de chauffage, incinérateurs, moteurs, éruptions volcaniques, vents de sable
    Particules fines (<10 µm)

PM10
Les niveaux de concentration des polluants varient en fonction de la puissance des émissions et des conditions météorologiques. Note : La fumée du tabac est aussi un polluant.

L’air pollué est-il dangereux ?
Des particules dangereuses sont aspirées avec l’air que nous respirons ; trois organes majeurs du corps humain sont particulièrement affectés par l’air pollué : les poumons, la voie d’entrée (maladies respiratoires, allergies, asthme, …), le cœur, le distributeur interne via le circuit sanguin (problèmes cardiaques, infarctus du myocarde, …), le cerveau, l’ordonnateur central alimenté par le sang (problèmes neurologiques, accidents vasculaires cérébraux, …). Ces trois organes sont interdépendants et assument l’essentiel des fonctions vitales (sans oublier bien sûr le cerveau primaire qui gère les automatismes ni le 3ème cerveau, l’intestin, qui gère l’évacuation des déchets).
Il est vital de disposer d’un air aussi pur que possible, pour apporter à notre organisme tout l’oxygène qui lui est indispensable. L’idéal est de faire les exercices de respiration dans un espace vert ou à proximité, durant la journée (photosynthèse).

  • Annexe 2 : Comment faut-il bien respirer ? Quels sont les bienfaits d’une bonne respiration ?

La respiration est un mécanisme automatique intégré et pourtant, nous respirons mal et cette mauvaise respiration a des répercussions néfastes sur notre santé.
Premier principe : Inspirer profondément, pour bien remplir ses poumons d’air et donc, leur apporter de l’oxygène en grande quantité. Nous ne pouvons pas le faire systématiquement mais il faudrait s’y exercer plusieurs fois par jour. En cas de stress, de peur, de souffrance émotionnelle (choc psychologique par ex.), de trac avant d’entrer en scène ou de prendre la parole en public, il suffit d’inspirer profondément et d’expirer lentement à deux ou trois reprises pour retrouver toute sa sérénité ; le même procédé est aussi efficace après un effort lourd provoquant de l’essoufflement. Une respiration profonde et lente permet aux poumons d’ingérer plus d’air et donc, d’oxygène.
Il existe plusieurs modes de respiration, chaque mode apportant ses bienfaits particuliers.

– Respiration abdominale, pour chasser le stress, l’anxiété et pour soulager la fatigue
Poser les mains sur le ventre pour mieux sentir le va et vient de sa respiration ; inspirer par le nez en gonflant le ventre comme un ballon faut que environ 3 secondes, retenir l’air dans ses poumons le plus longtemps possible (12 sec.si possible) puis expirer lentement par la bouche en rentrant progressivement le ventre (6 sec. si possible).
La durée de l’inspiration et de l’expiration est importante : l’amplitude du mouvement respiratoire exerce un massage bénéfique sur le cœur et les organes abdominaux ; une respiration profonde favorise la détente des muscles et des nerfs, facilite l’élimination des déchets (massage abdominal) et améliore l’oxygénation du cerveau. S’efforcer de reprendre l’exercice trois fois au moins, une dizaine de fois par jour serait idéal. Se pratique debout ou couché.
La respiration abdominale régule le rythme cardiaque et calme ses emballements. Pratiquée régulièrement, elle prévient les maladies cardiaques.

  • Respiration thoracique, pour libérer la poitrine en cas de sensation d’oppression et pour renforcer le thorax
  • Debout, tête et dos bien droits, pieds bien à plat sur le sol, tirer les épaules vers l’arrière ; lever les bras vers l’avant à hauteur de la poitrine, coudes fléchis pour former un angle droit avec les bras. Inspirer lentement par le nez, écarter les bras (comme l’on ouvre un placard à double porte), garder l’air dans les poumons durant quelques secondes puis ramener les bras devant soi, coudes toujours fléchis, tout en expirant lentement par la bouche (on referme le placard). Refaire l’exercice au moins trois fois avant de laisser retomber les bras.
  • Respiration détente express, pour apaiser rapidement
  • Rapide et efficace pour faire baisser la tension et apaiser le système neuro végétatif.
  • Inspirer profondément en gonflant le ventre puis expirer très lentement par la bouche et jusqu’au bout du souffle, comme si vous deviez gonfler un ballon à l’embout étroit. Plus longue est l’expiration, meilleure est la détente.
  • Lors du 2ème exercice, concentrer son attention sur trois points du corps :
    * Le menton pour détendre tout le visage (le stress crispe les mâchoires et comprime la nuque)
    * Les épaules pour relâcher la pression sur la nuque, le tronc, le dos
    * L’abdomen pour faciliter le relâchement de la pression sur le ventre et le bassin.
  • Lors du 3ème exercice, tenter de « sentir » en conscience la détente qui gagne chaque partie du corps et s’auto-encourager en pensant que la respiration-détente régule aussi le poids (le stress est un facteur important de prise de poids).
  • La respiration inversée (pratiquée par de nombreux sportifs pour tonifier muscles et abdominaux)
  • En position couchée ou assise, inspirer longuement par le nez en rentrant le ventre (au lieu de le gonfler) et en contractant le périnée
    *. Retenir sa respiration durant quelques secondes puis expirer fortement en contractant les muscles abdominaux. Pour mieux suivre les mouvements abdominaux, il est recommandé de placer les mains sur le ventre durant l’exercice. Recommencer cet exercice au moins 5 fois de suite.
    Pratiquée régulièrement, cette technique tonifie et renforce les abdominaux, renforce le périnée et assure ainsi le maintien d’un bon fonctionnement des sphincters.
    * Le périnée est un ensemble de muscles en forme d’arc situé entre l’anus et les parties génitales. Il assure le maintien ferme de l’anus et des sphincters, soutient la vessie et chez la femme, soutient le vagin. En cas de problèmes urinaires (surtout incontinence), le relâchement du périnée est souvent en cause. Il est recommandé aux femmes d’exercer leur périnée après un accouchement.

LA FONCTION RESPIRATOIRE

Le poumon est l’organe qui assure le renouvellement du dioxygène O2 et l’élimination du gaz carbonique CO2 produit par la respiration cellulaire de chaque organisme ; si l’on compare les forêts à des poumons, c’est précisément qu’on y observe le même mécanisme : les végétaux verts produisent du dioxygène et consomment du dioxyde de carbone au cours de la photosynthèse et effectuent l’opération inverse durant la nuit, en l’absence de lumière.

Le système respiratoire assume la fonction vitale de communiquer avec l’environnement extérieur et de servir d’intermédiaire entre cet environnement et l’environnement interne de l’organisme vivant. Il fait pénétrer l’oxygène dans l’organisme et en fait ressortir le CO2. L’organisation anatomique et fonctionnelle du système respiratoire vise ainsi à permettre l’entrée d’air frais contenant l’oxygène jusqu’aux poumons, à assurer les échanges gazeux entre les poumons et le sang et à permettre la sortie de l’air vicié contenant le gaz carbonique de la respiration cellulaire; par le circuit sanguin, le système cardio-vasculaire assure le transport des gaz entre les poumons et les cellules et vice versa. Il s’agit donc d’un processus biologique parfaitement intégré, qui concerne l’organisme entier.

En fait, la fonction respiratoire ne se limite pas aux actions inspirer–expirer, elle s’organise en 5 étapes.

  1. L’air est inspiré ; l’inspiration dilate les alvéoles pulmonaires pour donner plus d’espace à l’air ingéré, les poumons sont ainsi ventilés par les conduits et alvéoles pulmonaires. Une ventilation correspond à un débit, soit un certain volume de gaz (air) ingéré durant une certaine unité de temps. Le débit est stable en situation stable mais il varie selon les situations : l’approvisionnement en oxygène peut se réduire ou augmenter, idem pour l’excrétion de gaz carbonique qui en est le corolaire passif (le débit pulmonaire, en air, correspond au débit cardiaque, en sang). Débit pulmonaire et débit cardiaque sont sous contrôle nerveux (les nerfs sont le circuit électrique de l’organisme, ils transportent l’information dans les deux sens cerveau-organes-cerveau).
  2. A partir de la ventilation, s’effectuent les échanges d’O2 et de CO2 entre les alvéoles pulmonaires et le sang des capillaires pulmonaires : le sang arrive du ventricule droit du cœur, passe dans les capillaires alvéolaires, relâche le CO2 qu’il contient et se charge d’O2.
  3. Le sang oxygéné emprunte le chemin des veines pulmonaires pour rejoindre le ventricule gauche du cœur ; celui-ci se contracte alors pour injecter le sang oxygéné dans l’aorte. Cette phase de la fonction respiratoire ne dépend que de la fonction cardiovasculaire. Elle implique le cœur, qui génère la pression artérielle, l’hémoglobine des globules rouges, qui fixe et transporte l’oxygène et les vaisseaux qui acheminent le sang vers les capillaires systémiques où se font les échanges avec le compartiment interstitiel (voir page suivante).
  4. La phase que l’on appelle la respiration interne est de nouveau une phase d’échanges d’O2 et de CO2, mais en interne, soit du compartiment vasculaire (vaisseaux sanguins) vers le compartiment interstitiel (qui contient le liquide interstitiel baignant les cellules et les séparant des vaisseaux sanguins), O2 et CO2 étant solubles dans les phospholipides (un constituant de la membrane plasmique des cellules). L’oxygène et les nutriments transportés alimentent la cellule tandis que le CO2 produit par la respiration cellulaire est évacué du tissu cellulaire à travers le plasma sanguin*, sous diverses formes par réactions chimiques, avant d’être transporté par le sang vers les poumons où il est expulsé par l’expiration (résumé sommaire de processus complexes où interfèrent des systèmes de régulation et de protection).
    * Le plasma sanguin représente plus de la moitié du sang, il baigne et transporte les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs, plaquettes) ; il se compose d’eau à 90 % et de substances diverses dissoutes dans l’eau, dont l’oxygène et les nutriments destinés aux cellules.
    Le surplus du liquide interstitiel rejoint le liquide lymphatique protecteur, qui effectue le nettoyage de l’organisme en triant les déchets à travers des filtres – les ganglions lymphatiques – et combat les agents pathogènes en déclenchant une réaction immunitaire si nécessaire. Le système lymphatique met de l’ordre et évite le gaspillage : il ramène au sang les protéines du liquide interstitiel qui n’ont pas pu traverser les parois des capillaires sanguins.
    Fiche contenant quelques données scientifiques, destinée aux professionnels de la santé (et de l’environnement), exposant les vertus de substances forestières, l’alpha-pinène et le béta-pinène
    Au début du texte, il est recommandé de faire des excursions en forêt, pour respirer les effluves de plantes bienfaisantes pour la santé. Les phytoncides (substances diffusées par les plantes pour se protéger des agents pathogènes) en font partie, qui exhalent des particules solubles dans l’air d’alpha-pinène et de béta-pinène. Que sont ces particules ? Et comment agissent-elles ?

Constats documentés

L’inhalation de composés organiques volatils forestiers (limonène, alpha-pinène et bêta-pinène) a des effets antioxydants et anti-inflammatoires des voies respiratoires ; elle favorise les fonctions cérébrales en diminuant la fatigue mentale, induit une relaxation et améliore les performances cognitives et l’humeur.

L’inhalation d’alpha-pinène et de bêta-pinène chez l’humain, lors de balades en forêt pendant au moins deux heures, augmente l’activité NK, le nombre de cellules NK et les niveaux de protéines anticancéreuses intracellulaires, diminue le taux des hormones de stress (cortisol sanguin et adrénaline urinaire), cet effet se prolongeant au moins 7 jours.

Identification (Source Wikipedia)

Alpha-pinène, α-PN : monoterpène bicyclique, soluble dans l’air, insoluble dans l’eau.
Son isomère : le β-pinène Même formule brute C10H16
Nom UICPA : triméthyl-2,6,6-bicyclo, hept-2-ène No CAS : 80-56-8
T° fusion : −62,5 °C T° ébullition : 156 °C
Masse molaire : 136,23 g/mol Masse volumique : 858 kg/m³
L’alpha-pinène est le monoterpène le plus abondant dans l’atmosphère terrestre (plus de 50 % des émissions à l’échelle planétaire).

Ses propriétés

Mucolytique et expectorant, antitussif, balsamique, oxygénant respiratoire, sécrétolytique (fluidifie les sécrétions bronchiques), augmente la cinétique du transport muco-ciliaire dans les sinus. Il peut être prescrit en cas d’hypersécrétion bronchique ; il est aussi efficace que les traitements de céfuroxime et ambroxol dans la bronchite aiguë, avec bonne tolérance et amélioration de signes secondaires tels que la toux, réduction de la fréquence et de l’intensité des exacerbations aiguës de bronchite chronique.
Un mélange de capsules (Gelomyrtol® forte) contenant 20 mg d’alpha-pinène, 75 mg de limonène, 75 mg de 1,8-cinéole prises 4 fois par jour, est aussi efficace que 3 x 30 mg d’ambroxol dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO).

L’α-pinène, est connu pour ses propriétés antiseptiques et antibactériennes.

  • Antibactérien vis-à-vis de Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline.
  • Activité vis-à-vis de Actinomadura madurae, pouvant induire des actinomycétomes.
  • Module la résistance aux antibiotiques chez Campylobacter jejuni, diminue la concentration minimale inhibitrice des antibiotiques (ciprofloxacine, érythromycine, triclosan), inhibe les pompes d’efflux microbiennes, altère l’intégrité membranaire et le métabolisme microbien.
  • Potentialise l’effet antibiotique de la tétracycline sur Staphylococcus aureus en agissant sur les pompes d’efflux.
  • Potentialise l’effet des antibiotiques ceftazidime, amoxicilline, céfépime, céfoxitine, amikacine sur Escherichia coli.
  • Antiviral, antalgique, thermogène par voie locale.
  • Antifongique, inhibe la formation de biofilm chez Candida albicans.
  • Anti-inflammatoire, avec une action de stimulation adrénergique, chondroprotecteur.
  • Anti-inflammatoire, protecteur vis-à-vis de la pancréatite expérimentale, réduit la production de (TNF)-α dans le pancréas, d’interleukine (IL)-1β, d’IL-6.
  • Activité anti-inflammatoire grâce à la suppression des MAPK (mitogen-activated protein kinases) et de la voie NF-kB (nuclear factor-kappa B) dans les macrophages péritonéaux de souris.
  • Augmente la différentiation des ostéoblastes et la minéralisation de la trame osseuse.
  • Inhibe la translocation nucléaire de NF-kappa B induite par le LPS dans les cellules THP-1, d’une manière dose-dépendante.
  • Propriétés anticancéreuses, active les cellules NK et augmente leur cytotoxicité.
  • Neuroprotecteur, restaure l’activité des enzymes antioxydantes dans les accidents vasculaires cérébraux ischémiques chez le rat, réduit la peroxydation lipidique et l’inflammation dans le cerveau ischémique, atténue les effets délétères du processus d’ischémie-reperfusion.
  • Gastroprotecteur, un prétraitement à l’alpha-pinène inhibe les lésions gastriques induites par l’éthanol, réduit le volume et l’acidité du liquide gastrique et augmente la quantité de mucus protecteur.
  • Cortisone-like, action sur le burn-out non documentée (il est probable que les effets présumés cortisone-like ont été extrapolés à partir d’effets subjectifs lénifiants et apaisants des monoterpènes sur le bien-être, leur effet oxygénant et de stimulation adrénergique)

L‘alpha-pinène, le bêta-pinène et l’eugénol inhibent la croissance de bactéries Gram-positives pouvant provoquer une endocardite infectieuse (Staphylococcus aureus, Staphylococcus epidermidis, Streptococcus pneumoniae, Streptococcus pyogenes).

L‘alpha-pinène est bien absorbé par la peau, les intestins, les voies respiratoires ; on peut détecter les monoterpènes alpha-pinène, béta-pinène, limonène dans l’air exhalé, de 20 minutes à 24 heures après bain les contenant, avec un pic à 75 minutes.

Biotransformation :
(+)-, (-)-, et (+/-)-alpha-pinènes en (-)-trans-verbénol
(-)-béta-pinène en(-)-10-pinanol et (-)-1-p-menthène-7,8-diol
Effet thérapeutique
Bronchites aiguës et chroniques, BPCO
NB L’inhalation d’alpha-pinène entraine un effet anxiolytique marqué chez la souris.
Myrtol® est un mélange standardisé de monoterpènes (d-limonène 75 mg, 1,8-cinéole 75 mg, alpha-pinène 20 mg) aux propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, antibactériennes, sécrétolytiques, et spasmolytique bronchique, active dans les rhinosinusites et affections ORL aiguës et chroniques, les bronchites, les maladies pulmonaires obstructives chroniques.

Par inhalation : prévention et traitement de maladies inflammatoires chroniques, hypertension, effets du stress, dépression et anxiété.
Par voie externe : arthrose, troubles articulaires, sciatiques, contractures musculaires

Effets indésirables
Allergène par contact (identique au béta-pinène) et risque d’irritation de la cornée.
Pas de mutagénicité au test d’Ames.
Inhibition forte du cytochrome P-450, sous-famille 2B : CYP450 2B1, CYP450 2B6.
D’après PubChem, la dose létale se situe à environ 150 ml pour un adulte.
Métabolisation sans produire de toxicité sur la fonction pulmonaire.

Signes de surdosage : douleurs abdominales, nausées, vomissements, excitation.
Le β-pinène, β-PN, comme son isomère a-pinène, est un monoterpène bicyclique ; il est chiral (ne présente aucune symétrie), il se présente sous la forme de deux énantiomères. L’alpha-pinène et le bêta-pinène, isomères, ont la même formule chimique brute C10H16 des formules développées différentes, qui correspondent à des fragances différentes. Les deux éléments peuvent dégager des odeurs de persil ou bien de basilic ou bien d’aneth … et ils très utilisés dans la fabrication de parfums désodorisants d’intérieur et de produits désinfectants.

Identification
Bêta-pinène, β -PN : monoterpène bicyclique, soluble dans l’air, insoluble dans l’eau.
Son isomère : a-pinène Même formule brute C10H16
Nom UICPA : 6,6-diméthyl-2-méthylènebicyclo[3.1.1]heptane No CAS : 127-91-3
Masse molaire : 136,234 ± 0,0091 g/mol Masse volumique : 0,860 g cm−3 (25 °C)
T° fusion : −61,5 °C T° ébullition : 166 °C
Point critique 643 K, 2,76 MPa insoluble dans l’eau, soluble dans l’éthanol, le benzène, l’éther éthylique, le chloroforme ; presqu’insoluble dans le propylène glycol.
En raison de ses propriétés thérapeutiques – antibactérien, antifongique, antiviral, antiseptique atmosphérique, anti-oedémateux, expectorant, …-, le β -PN est souvent utilisé en pharmaceutique en traitement d’appoint d’affections respiratoires simples (rhume, toux, bronchite).

Connu pour ses propriétés antiseptiques, il développe également une activité antivirale contre le virus de l’herpès simplex ; il pourrait par ailleurs être un acteur non négligeable dans le développement de traitements pour plusieurs maladies chroniques, notamment le diabète, l’obésité, l’athérosclérose et le cancer.

L’un des composés les plus abondants libérés par les conifères, le β-pinène exhale fréquemment une odeur caractéristique de sapin ; il est aussi présent dans de nombreuses plantes comme le cumin, le romarin, le persil, le basilic, l’aAchillée millefeuille, la rose et l’essence de térébenthine, l’huile de Manuka. On le trouve également dans le Clausena anisata.

Sources végétales de a-PN et β-PN

  • Les Cupressacées, ordre des Abiétales, qui regroupent des plantes gymnospermes (classifications récentes différentes : classification classique contre classification phylogénétique). Environ 30 genres.
    Quelques espèces de cette famille : cyprès, genévrier, faux cyprès, séquoia géant (ci-dessous dans l’ordre)
  • Les Rustacées consistent en une famille de plantes à fleurs de l’ordre des Sapindales, qui poussent dans les régions tempérées chaudes et subtropciales du globe. Ce sont des arbustes, des petits arbres ou des herbes d’une grande importance économique, car les espèces les plus importants sont le citron, l’orange, le grapefruit et la lime.
  • Les Myrtacées, environ 3000 espèces. Parmi les plus populaires : Le goyavier, les eucalyptus, le clou de girofle, … (toutes huiles essentielles antivirales).
  • Les Lamiacées, environ 6000 espèces dont les Lavandes et les Sauges.
  • Les huiles essentielles de Pinaceae (ordre des Pinales), 11 genres et 220-250 espèces différentes, comme les pins, les sapins, les épicéas, les mélèzes, les cèdres, … Voici quelques chiffres sur la richesse de certaines huiles essentielles en monoterpènes a-PN ou β-PN :

Pin Douglas : 20 à 28 % Pin Sylvestre : 15 à 41 % Térébenthine : 13 à 19 %
Poivre Noir : 8 à 18 % Citron : 7 à 17 % Néroli : 7 à 17 %
Muscade : 5 à 12 % Saro : 5 à 10 % Romarin à Cinéole : 2 à 10 %
Hélichryse de Madagascar : 8 à 16 % Tanaisie Annuelle : ⩽10% Marjolaine : ⩽6%
Synthèse microbienne de a-PN
L’alpha-pinène peut être produit par synthèse microbienne dans Escherichia coli, normalement présent dans le tractus gastro-intestinal. Cependant, certaines souches ont acquis des gènes qui favorisent les infections intestinales ; elles produisent plusieurs cytotoxines, neurotoxines et entérotoxines, dont la toxine Shiga. Lorsqu’elles sont ingérées, ces toxines peuvent entraîner divers troubles intestinaux, plus ou moins graves.

Ourang outan
Ouran goutan

Ces souches sont le plus souvent contractées par la viande de bœuf hachée mal cuite mais elles peuvent être également contractées auprès de sujets infectés par voie orofécale lorsque l’hygiène est défaillante.
Entérohémorragiques, le sérotype 0157 :H7 et d’autres provoquent diarrhée, diarrhée hémorragique, entéro-hémorragie, … Un syndrome hémolytique-urémique se développe en 2 à 7 % des cas.
Entérotoxinogènes : ces souches peuvent provoquer des diarrhées aqueuses, en particulier chez les nourrissons et les voyageurs (diarrhée du voyageur).
Entéro-invasives : ces souches peuvent provoquer une diarrhée inflammatoire.
Entéropathogènes : ces souches peuvent provoquer des diarrhées aqueuses, en particulier chez les nourrissons.
Entéroagrégatives : certaines souches sont une cause importante de diarrhée persistante chez l’enfant vivant en zone tropicale et au cours du SIDA.

D’autres souches sont susceptibles d’entraîner une infection extra-intestinale si les barrières intestinales anatomiques normales sont rompues (p. ex., par une ischémie, une maladie intestinale inflammatoire, ou un traumatisme) ; dans ce cas, le germe peut se propager aux structures adjacentes ou envahir le sang.

Des infections hépatobiliaires, péritonéales, cutanées et pulmonaires sont également possibles. Une bactériémie à E. coli peut également se manifester sans point de pénétration évident.

Chez le nouveau-né – surtout chez les nourrissons prématurés – E. coli est une cause fréquente de bactériémie ou de méningite (provoquées par les souches qui possèdent une capsule K1, un marqueur de neuro invasivité). Les souches de E. coli ayant acquis de nouveaux gènes peuvent également provoquer des convulsions des cystalgies, de l’abuminurie, de l’hématurie, de l’ataxie, de la confusion et même des insuffisances respiratoires quand elles sont ingérées à forte dose.

Danger !! Les suppositoires contenant des dérivés terpéniques sont contre-indiqués chez les enfants de moins de 30 mois et chez les enfants ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d’épilepsie, en raison d’un risque d’atteinte neurologique, essentiellement convulsive (AFSSAPS et EMA, nov 2011).

Pour plus d’informations relatives aux bienfaits des plantes sur la santé des humains et des animaux, consulter le recueil précédent « La Santé par les Plantes » dont le sommaire des deux parties déjà disponibles* « Bien respirer par les plantes » et « Les plantes contre les problèmes inflammatoires ». Les destinataires du présent message qui seraient intéressés par ce recueil et qui ne l’auraient pas encore reçu, peuvent le solliciter.
* Il va de soi qu’un tel recueil d’informations ne peut jamais être terminé, les plantes sont toutes bénéfiques d’une manière ou d’une autre et elles sont des millions …
Ci-après deux pages des sommaires indiqués plus haut, ces pages sont ici numérotées

singe

Sommaire « Bien respirer par les plantes »
LE GINGEMBRE Ordre Zingiber – famille des Zingiberacea
Antioxydant, anti-inflammatoire, riche en fibres, en glucides, en vitamines
LES THYMS Ordre Lamiales, famille des Lamiacées
Le thym commun (Thymus vulgaris)
Antiviral, antimicrobien, antiseptique ; stimule l’immunité
Le thym serpolet (Thymus serpyllum ou rustica)
Antiseptique, expectorant, antispasmodique, tonifiant, diurétique, …
LES MENTHES Ordre Lamiales, famille des Lamiacées
La menthe poivrée (mentha peperita)
Décongestionnante, diurétique, antioxydante, antidouleur, revigorante
La menthe verte (mentha spicata)
Décongestionnante, diurétique, dépurative, antioxydante, antidouleur, antifongique, revigorante
La menthe aquatique (mentha aquatica ou menthe rouge)
Antibactérienne, antioxydante, tonifiante
La menthe suave ou menthe-pomme ou menthe à feuilles ronde (mentha suaveolens)
Antispasmodique, expectorante, antiseptique
La menthe pouliot ou herbe de St Laurent (mentha pulegium)
Digestive, insecticide
La menthe sylvestre ou menthe à longues feuilles (mentha longifolia)
Expectorante, Antibactérienne, antifongique, antiparasitaire, tonifiante
La menthe des champs ou menthe du Japon (mentha avensis)
Tonifiante et décongestionnante, antalgique, anti-inflammatoire, anxyolitique, anti-hypertensive
La menthe-citron (mentha citrata)
Analgésique, antiseptique, carminative, cholagogue, vasodilatatrice, diaphorétique
La menthe sauvage (mentha)
LA FAMILLE DES MIRTACEAE Ordre des Myrtales
L’eucalyptus radié (Eucalyptus radiata)
Antibactérien, antiviral, anti-inflammatoire, antiseptique, mucolytique,
bronchodilatateur, immuno-stimulant, décongestionnant nasal, insectifuge
L’eucalyptus globuleux ou gommier bleu (eucalyptus globulus)
Antibactérien, antiviral, anti-inflammatoire, antiseptique, mucolytique,
bronchodilatateur, immuno-stimulant, décongestionnant nasal, insectifuge
Le myrte vert (myrtus communis CT cinéole, famille des Myrtaceae)
Antiviral, antibiotique, expectorant, immunostimulant, énergisant, antioxydant
Le niaouli ou goménol (Melaleuca quinquenervia et viridiflora)
Anticatarrhal, expectorant, mucolytique, antivirale puissante, antifongique, décongestionnant lymphatique
Anti-bactérien actif sur les coques à gram + le staphylocoque doré
Quelques recettes pour soulager et guérir la sinusite
UNE AUTRE FAMILLE POUR LES BRONCHES ET LA RESPIRATION, Ordre Pinales, famille Pinaceae
Antiseptiques et expectorants, Anti-inflammatoires et antalgiques, Cicatrisants, Anxiolytiques
Des boissons à base de sapin
Quelques recettes simples du Dr Camille Isnard, médecin et phytothérapeute
LE TUSSILAGE ou pas-d’âne (Tussilago farfara), Ordre Asterales, famille Asteraceae
Antibactérien, anti-inflammatoire, émollient

Famille Ourang Outan
Famille Ourang Outan

FAMILLE DES LAURACEAE, ORDRE DES LAURALES
Le Ravintsara ou camphrier de Madagascar (Cinnamomum camphora)
Antiviral, expectorant, immunostimulant, énergisant
Le laurier noble ou laurier sauce (Laurus nobilis)
Antibactérien, antiviral, fongicide, stimulant immunitaire, expectorant, mucolytique, anxyolitique
COMPLEMENT : L’huile essentielle de térébenthine
Sommaire : DES PLANTES ANTI-INFLAMMATOIRES ET TONIFIANTES
NB Les plantes possèdent d’innombrables propriétés – les « catégories » ne correspondent pas une classification fermée mais à une propriété dominante chez la plante considérée. L’ordre chronologique adopté correspond à l’intensité de la vertu mais aussi à la fréquence de l’usage commun. Regroupement par famille.
Ressources de la FAMILLE DES LILIACEAE, Ordre des Liliales, sous-classe des Liliflores
L’aloe vera (aloe vera, aloe bardensis)
Antioxydant, anti-inflammatoire, analgésique, antifongique
Aromates L’ail (allium sativum)
Anti-inflammatoire, antioxydant, antimicrobien, antiseptique, antifongique, vermifuge
L’ail des ours (allium ursinum)
un antimicrobien très puissant, un antibiotique naturel
L’oignon (allium cepa)
Anti-inflammatoire, décongestionnant, antiseptique, antibactérien, antifongique, antioxydant
L’échalote (allium cepa var. aggregatum ou allium ascalonicum)
Anti-inflammatoire, décongestionnant, antiseptique, antibactérien, antifongique, antioxydant
La ciboule (allium fistulosum) et la ciboulette (Allium schoenoprasum)
Antioxydant, antibactérien, troubles et cancers du système digestif, coagulation du sang
Légume cousin Le poireau (allium porrum)
Anti-inflammatoire, diurétique, calmant
Introduction aux fines herbes
Des aromates de la FAMILLE DES LAMIACEAE, Ordre des Lamiales
Le basilic (officinale basilicum)
Anti-inflammatoire, antispasmodique, antiviral, stimulant, antioxydant, contraceptif, vermifuge
La sarriette (satureja hortensis), sarriette commune
Anti-inflammatoire, antioxydante, antiseptique, antiputride, vermifuge, antifongique, tonifiante
Le romarin (salvia rosmarinus)
Anti-inflammatoire, antispasmodique, diurétique, tonifiant, antioxydant, …
L’origan commun (origanum vulgare)
Antiseptique, anti-infectieux, antispasmodique, anti-inflammatoire, antifongique
La marjolaine (origanum majorana)
Antiseptique, anti-infectieux, antispasmodique, anti-inflammatoire, antifongique
Aromates/épices familières de la FAMILLE DES APIACEAE, Ordre des Apiales
Le cumin (cuminum cyminum)
Anti-inflammatoire, antalgique, antispasmodique, antipyrétique
Le fenouil (foeniculum)
Antioxydant, riche en vitamines et fibres, peu calorique, anti-inflammatoire, bactéricide
Le persil (petroselinum crispum)
Antioxydant, diurétique, riche en vitamines et minéraux
Le cerfeuil (anthriscus cerefolium)
Anti-inflammatoire, antibactérien, antifongique, anticancéreux, cardio-protecteur
La coriandre (coriandrum sativum)
Antibactérienne, tonifiante, antioxydante, antiseptique, antispasmodique, détoxifiante, diurétique
L’anis vert (Pimpinella anisum)
Antispasmodique, stimulant, digestif, expectorant, diurétique, désinfectant
Aromate/épice incontournable de la FAMILLE DES PIPERACEAE, Ordre des Pipérales Le poivre (piper negrum)
Anti-inflammatoire, antibactérien, antioxydant, tonifiant, immuno-stimulant, analgésique
Aromate/épice de la FAMILLE DES MYRTACEAE, Ordre des Myrtales
Le giroflier ou clou de girofle (Syzygium aromaticum)
Anti-inflammatoire, antibactérien, antiviral, antifongique
Eucalyptus (radié, globuleux) et Niaouli, même famille que le giroflier, propriétés anti-inflammatoires, voir Mieux respirer grâce aux plantes
Aromate/épice de la FAMILLE DES ZINGIBERACEAE, Ordre des Zingiber
Le curcuma (curcuma longa), de la même famille que le gingembre, voir Mieux respirer par les plantes
Anti-inflammatoire, antioxydant, analgésique, antifongique, stimulant
Aromates/épices de la FAMILLE DES LAURECEAE, Ordre des Laurales
Le cannelier de Ceylan (cinnamomum verum)
Antiseptique, antifongique, vermifuge.
Le laurier noble ou laurier vrai ou laurier sauce (ébauché dans la catégorie Respiration)
Anti-inflammatoire, analgésique, antiseptique, anti-infectieux, détoxifiant
Aromate/épice de la FAMILLE DES IRIDACEAE, Ordre des Iridales, sous-classe des Liliflores (comme les Liliales ci-dessus)
Le safran (crocus sativus)
Antioxydant, antalgique, anti-dépresseur
L’iris (diverses variétés), erronément appelé « fleur de lys»
Vomitif, expectorant, diurétique, antidouleur
Aromate/Légumes de la FAMILLE DES SOLANACEAE, Ordre des Solanales
Le paprika ou piment doux issu du poivron rouge (capsicum annuum)
Antioxydant, tonifiant, relaxant, sédatif
La tomate (solanum lycopersicum L.)
Antioxydante, détoxifiante, stimulante, antifongique
L’aubergine (solanum melongena)
Antioxydante, digestive, hypoglycémique
La pomme de terre (solanum tuberosum)
Antioxydante, diurétique, hypocalorique
Aromate de la FAMILLE DES ASTERACEAE, Ordre des Astérales
L’estragon (artemisia vulgaris)
Anti-inflammatoire, antispasmodique, diurétique, antifongique, antibactérien, antihelminthique, analgésique
D’autres plantes bénéfiques de la FAMILLE DES ASTERACEAE, Ordre des Astérales
L’artemisia absinthium
Vermifuge, fébrifuge, cholagogue, emménagogue
L’artemisia annua
Antipaludéen, anti-inflammatoire, antibactérien, antispasmodique, diurétique, antifongique, antihelminthique,
Analgésique Reconnue efficace dans le traitement du Covid
La camomille romaine (chamaemelum nobile L.)
Anti-inflammatoire, antibactérien, antifongique, antispasmodique, sédatif léger
désinfectant, antiémétique, antiallergique, carminatif, anti-cancéreux
La laitue (lactuca sativa)
Antioxydante, diurétique, tonifiante, stimulante
Le pissenlit (Taraxacum officinale)
Anti-inflammatoire, antioxydant, diurétique, dépuratif, digestif, tonifiant
Des plantes de la famille de la FAMILLE DES BRASSICACEAE, Ordre des Brassicales
La roquette (eruca sativa)
Antioxydante, antibactérienne, alcalinisante
Les choux (Brassica oleracea)
Anti-inflammatoires, antioxydants, antiseptiques, tonifiants, laxatifs, anticancéreux
Le navet (brassica rapa), la navette (brassica rapa oleifera), le colza (brassica napus)
Antioxydants, anti-infectieux, anticancéreux, stimulants
Les radis (raphanus saticus) plusieurs variétés
Antioxydants, anti-infectieux, anticancéreux, stimulants
Le cresson officinal ou cresson de fontaine (nasturtium officinale)
Antioxydant, anti-infectieux, détoxifiant, stimulant, décongestionnant, diurétique
D’autres plantes aromatiques de la FAMILLE DES LAMIACEAE, Ordre des Lamiales
La sauge sclarée ou « toute bonne » (Salvia sclarea)
Anti-inflammatoire, antiseptique, analgésique, antioxydante, fébrifuge
Menthe poivrée, Menthe verte appartiennent à la même famille et ont aussi des propriétés anti-inflammatoires, voir Mieux respirer grâce aux plantes
La lavande officinale ou lavande vraie à feuilles étroites (Lavandula angustifolia)
Anti-inflammatoire, antalgique, décontractante, hypotensive, antispasmodique, antiseptique
La lavande aspic (Lavandula latifolia)
Antalgique cutané, antifongique, cicatrisante, antiseptique, anti-infectieuse
Le lavandin (Lavandula x intermedia)
Anti-inflammatoire, analgésique, antiseptique, expectorant …
Petite note sur les huiles végétales qui servent à diluer les HE et sur l’huile de palme
Autres plantes bénéfiques de la FAMILLE DES APIACEAE, Ordre des Apiale
Le céleri (apium graveolens dulce) et le céleri rave (graveolens rapaceum)
Anti-inflammatoire, antioxydant, diurétique, anti-infectieux, alcalinisant
FAMILLE des Chenopodiaceae ou des Amaranthaceae selon les classifications, Ordre des Caryophyllales
L’épinard (Spinacia oleracea)
Anti-inflammatoire, antioxydant, vasodilatateur, tonifiant
FAMILLE des Cucurbitaceae, Ordre des Cucurbitales
Le concombre (cucumis sativus)
Antioxydant, diurétique, détoxifiant, peu calorique, reminéralisant, hydratant
La courge (cucurbita pepo…) et ses nombreuses variétés
Antioxydantes, détoxifiantes, reminéralisantes, stimulantes
FAMILLE des Cupressaceae, Ordre des Cupressaceales
Le genévrier ou poivre du pauvre (juniperus communis)
Anti-inflammatoire, antimicrobien, antispasmodique, antalgique, régénérateur hépatocellulaire,
dépuratif, détoxifiant, diurétique
La lacto-fermentation

Note sur la rédaction de ce chapitre dans le cadre de « La santé par les plantes »
Perdre du ventre par les plantes

singe